Réseau CREF : L’heure est au bilan ; 18 ans après au service de peuples autochtones et communautés locales face à l’exploitation des ressources naturelles que peut-on retenir ?
20 mai 2003, jour qui a vu naitre le Réseau pour la Conservation et la Réhabilitation des Ecosystèmes Forestiers.

A Kanyabayonga, au Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, la détermination était d’asseoir une dynamique globale d’implication de la société civile dans l’Écodéveloppement pour les générations présentes et futures. Cette dynamique se fonde sur la paix sociale, la bonne gouvernance des ressources naturelles et le développement durable pour les communautés locales et peuples autochtones du Nord-Kivu.

18 ans étant l’âge de la maturité, une rétrospection du Réseau CREF s’impose. Cela permet de se focaliser sur les succès perçus, versus atouts et faiblesses du Réseau pour ainsi se donner des orientations nouvelles dans la mission qu’il s’est assignée. Les échanges, les concertations multi-acteurs et le renforcement des capacités mutuels ont toujours caractérisé le travail du Réseau CREF.

En effet, le signe de rayonnement du Réseau CREF est manifeste à travers l’encrage communautaires de ses actions dans toute la province du Nord-Kivu. Cela est la résultante des efforts consentis par ses organisations membres, tant professionnelles que soucieuses d’un développement réel et durable de la province du Nord-Kivu. Pour l’efficacité de leurs actions sur le terrain ; mais aussi l’établissement du climat de confiance et de partenariat avec les acteurs étatiques, le Réseau CREF se concentre aussi sur le transfert de compétences au travers un accompagnement institutionnel, financier et techniques de ses organisations membres.

A ce jour, 31 organisations membres, présentes dans tous les territoires et villes du Nord-Kivu, travaillent main dans la main pour l’atteinte des objectifs que s’est assigné la plateforme.

Malgré les résultats positifs enregistrés, durant ses 18 années d’existence, le Réseau CREF fait encore face à plusieurs défis qui ne permettent de réaliser sa vision et sa mission.

La grande question qui se pose encore est celle de savoir ‘’ en tant que Réseau, que devons nous améliorer pour être le plus efficace possible pour le bien des populations et de écosystèmes de la province du Nord-Kivu en particulier et de la RDC en général ? ‘’. Des plaidoyers et lobbying des acteurs pour une mobilisation financière significative ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles du Réseau et de ses organisations membres vue la mission et vision définies face aux différents enjeux et opportunités actuels s’imposent pour s’assurer que les ressources naturelles du Nord-Kivu soient bien gérées, protégées et réhabilitées et que les conditions de vie des populations soient effectivement améliorées.

 

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